Découvre tes résultats !
19 juillet 2026

Victoria STANSFIELD et Luca CAVALLO s’imposent sur la 34e édition de L’Étape du Tour de France

19 juillet 2026 à 18:43
  • Chez les hommes, la victoire est revenue à Luca Cavallo, Italien de 26 ans (Team Julbo), en 5h20’20’’. Il a devancé les Français Thibaut Clément de 4’11’ et Antoine Berger de 12’05’’.
  • Chez les femmes, Victoria Stansfield, Britannique installée à Chamonix, s’est imposée en 6h19’12’’. Elle a devancé deux Italiennes : Martina Cavallo (à 3’19) et Annalisa Prato (à 8’49’’).
  • 15 200 partants, venus de 79 pays différents, se sont élancés sur les 170 km entre Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez.
  • Trois cols mythiques de la Grande Boucle (la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier) ont précédé la montée finale par le col de Sarenne.
  • Au menu, 65 km d’ascensions pour 5 400 m de dénivelé positif.
  • Les concurrents ont franchi la ligne devant une foule enthousiaste et très dense.
  • Des conditions météo idéales ; plein soleil sans canicule, aucun vent excessif aux sommets.
  • Un succès populaire incontestable et des milliers de sourires à l’arrivée.
  • Des personnalités ravies de cette expérience, dont Arnaud Tsamère, Ophélie David ou encore Mathis Desloges.
19/07/2026 – L’Étape du Tour, Alpe d'Huez
19/07/2026 – L’Étape du Tour, Alpe d'Huez © A.S.O/@victor_barcus
19/07/2026 – L’Étape du Tour, Alpe d'Huez
19/07/2026 – L’Étape du Tour, Alpe d'Huez © A.S.O/@victor_barcus

De l’avis de la plupart des engagés, avant même qu’ils ne s’élancent, c’était sans doute le tracé le plus sélectif proposé par L’Étape du Tour de France depuis sa création. La victoire de Luca Cavallo lors de cette 34e édition, à laquelle ont pris part 15 200 coureurs (79 nationalités), a donc une saveur particulière et relève clairement de l’exploit. L’Italien de 26 ans a avalé les 170 km de cette boucle alpestre, d’Isère en Isère en passant par la Savoie et les Hautes-Alpes, en 5h20’20’’. Il rejoint au palmarès de nombreux anciens grands champions cyclistes comme Christophe Rinero (1993), Igor Pavlov (1994, 2000, 2001), Thierry Bourguignon (1995), Nicolas Fritsch (2007) ou encore Stefan Kirchmair (2022). Il a devancé les Français Thibaut Clément de 4’11’ et Antoine Berger de 12’05’’. 

Chez les féminines, l’épreuve a été remportée par Victoria Stansfield, installée à Chamonix. Déjà lauréate de L’Étape du Tour de France Femmes avec Zwift l’an dernier et de la Marmotte Granfondo Alpes voici quelques semaines, la Britannique a bouclé l’étape en 6h19’12’’. Elle a pris le meilleur sur des Italiennes, Martina Cavallo (à 3’19) et Annalisa Prato (à 8’49’’).

De Bourg d’Oisans à l’Alpe d’Huez, les participants ont pu bénéficier de conditions idéales : soleil radieux, pas de canicule, une température de 15 à 25° tout au long du parcours sans dégradation brutale ni vent excessif aux sommets. Dans ce cadre enchanteur, où flâner sans objectif sportif a aussi beaucoup de sens, la météo a donc été clémente et personne ne s’en est plaint tant les difficultés étaient déjà fortement présentes sur le roadbook. La Croix de Fer (Hors Catégorie, 24 km à 5,2% de moyenne, emprunté cette année pour la 22e fois par la Grande Boucle), le Télégraphe (1ère catégorie, 11,9 km à 7,1% de moyenne), le Galibier (Hors Catégorie, 17,7 km à 6,9% de moyenne, culminant à 2 642 m, toit du Tour de France 2026) et la montée finale par le col de Sarenne (Hors Catégorie, 12,8 km à 7,3% de moyenne), un menu extrêmement copieux pour les concurrents (65 km d’ascensions, 5 400 m de dénivelé positif). Luca Cavallo a eu raison de ce parcours extrêmement ardu, abordé sur routes fermées et dans des conditions similaires à celles que rencontrera le peloton du Maillot Jaune, samedi 25 juillet lors de la 20e étape du Tour de France. Si un premier groupe de 50 coureurs s’est formé dans la Croix de Fer, ils n’étaient plus que 13 en tête au bas de la descente. Luca Cavallo a mené grand train dans le Télégraphe pour faire la sélection, seuls Thibaut Clément, Nicolas Dricot, Baptiste Lombardi (vainqueur de la Marmotte Granfondo 2026) et Antoine Berger pouvant le suivre. Ce petit groupe a fini par exploser dans le Galibier, le Transalpin s’envolant très tôt vers le succès (2’20’’ d’avance sur Thibaut Clément après la descente du Galibier) sans plus jamais être inquiété.

19/07/2026 – L’Étape du Tour
19/07/2026 – L’Étape du Tour © A.S.O / Aurélien Vialatte
19/07/2026 – L’Étape du Tour
19/07/2026 – L’Étape du Tour © A.S.O / Aurélien Vialatte

Ouvrir royalement la voie au peloton du Tour de France est à la fois une joie et une fierté pour l’Italien de la Team Julbo, originaire de Cuneo : « je décroche aujourd’hui la plus belle victoire de ma carrière. Je suis monté à mon rythme dans le Télégraphe avec les autres coureurs dans ma roue et j’ai attaqué dans le Galibier, comme lors de mon succès sur la Marmotte, l’an dernier, où j’avais déjà devancé Thibaut Clément (ndlr : course qui s’était aussi achevée à l’Alpe d’Huez mais par les 21 lacets mythiques). Le temps était parfait, ni trop chaud, ni trop froid. Les paysages étaient magnifiques mais c’était quand même extrêmement dur, notamment la dernière montée du col de Sarenne. Je suis resté à bloc jusqu’au bout ».

Même émotion légitime pour Victoria Stansfield, ancienne traileuse qui s’est mise au vélo récemment suite à une fracture du bassin : « je n'ai jamais passé une aussi bonne journée sur un vélo, c'était incroyable. La meilleure ! C'était très dur, le dernier col de Sarenne était dur ! C’est la première fois que je me retrouve, en course, à craquer, au point de trouver que je n'arrivais plus à faire tourner les jambes. Mon équipe m'a soutenue, le public aussi et je suis très contente. J’ai notamment adoré le col du Télégraphe, les encouragements y étaient incroyables ». 

Plusieurs personnalités du monde du sport et d’autres univers étaient au départ. Parmi elles, Mathis Desloges (Team Julbo), triple médaillé d’argent en ski de fond aux derniers Jeux Olympiques de Milan-Cortina, en février dernier (10km individuel, skiathlon, relais 4 x 7,5 km). Originaire de Saint-Martin d’Hères et vivant dans le Vercors, il n’a pas été dépaysé ce dimanche. Il a surtout pris beaucoup de plaisir, bouclant l’étape en 6h53’03’’ : « comme vous l’avez vu, ma spécialité n’est pas trop le vélo (rires). Plus sérieusement, j’ai pris beaucoup de plaisir, sans rouler à bloc non plus. Mais celui qui dit qu’il arrive sans être fatigué, c’est un menteur ! En ski de fond, mes courses durent 40 minutes environ. Près de 7h de vélo, ce n’est pas la même histoire. C’était un super évènement, j’ai pu regarder un peu le paysage, sans doute un peu plus que Luca Cavallo. Je vais garder un très beau souvenir de cette journée ».

Un sentiment que partageront certainement d’autres visages bien connus qui ont pris part à l’épreuve. Humoriste, extrêmement affuté, présent dès vendredi sur le village, friand de ce genre d’efforts extrêmes et qui a grandi en idolâtrant Laurent Fignon, Arnaud Tsamère s’est ainsi aligné au départ de L’Étape du Tour de France. Championne du monde de ski cross en 2007, trois fois victorieuse de la coupe du monde de la discipline (2006, 2008, 2009) et quatre fois lauréate des fameux X Games (2007 à 2010), Ophélie David (49 ans) a aussi relevé le challenge sous les couleurs de la Team Julbo. Deux exemples parmi d’autres…

Des lauréats, des personnalités mais aussi des concurrents simplement passionnés de cyclisme qui en ont pris plein les yeux jusque dans la montée finale, située dans l’espace protégé du Parc National des Écrins. Des heures de souffrance dans les ascensions, mais aussi le plaisir de participer, de profiter du panorama, de rouler sur des routes mythiques dans un confort unique. 

Originaire du Loiret, spécialiste de ski de fond (niveau national, coupe de France), licenciée cycliste à Super-Besse (Puy de Dôme) depuis longues années et étudiante pour devenir ergothérapeute, Camille Bacquenois (22 ans) a fini aussi exténuée que fière et heureuse : « C’est la 5e fois que je fais L’Étape du Tour de France. Cette année, c’était aussi difficile qu’en 2022 entre Briançon et l’Alpe d’Huez. A l’époque, j’avais 17 ans et cela n’avait pas été une super idée (rires). Cette fois, je pensais mettre 10h et j’ai mis beaucoup moins (8h37’15’’). Le Galibier m’a semblé très long et les 4 derniers kilomètres de Sarenne l’ont été également. J’adore ce défi. Je veux à chaque fois me prouver à moi-même que je peux arriver à faire ce genre de choses. Je suis fière. Je savais que j’allais finir ! »

19/07/2026 – L’Étape du Tour
19/07/2026 – L’Étape du Tour © A.S.O / Aurélien Vialatte
19/07/2026 – L’Étape du Tour
19/07/2026 – L’Étape du Tour © A.S.O / Aurélien Vialatte